• Mention spéciale du jury
  • Fiction
  • 2021

 

… Et si la Belgique n’arrivait plus à gérer la troisième vague de la pandémie !

A la mémoire de mon canari, et de tous les animaux en cage

Une commission s’est constituée au niveau national pour corriger de graves manquements au fonctionnement des prisons.

Suite à de nombreuses plaintes de visiteurs aux autorités pénitentiaires, plaintes souvent laissées lettres mortes, il en résulte un sentiment d’abandon général. En outre, sans projet véritable d’insertion pour les détenus, cette situation provoque un taux de récidive bien trop élevé de l’ordre de 60%.

Je ne m’étendrai pas davantage sur ces questions qui ont déjà été débattues au gré des investitures politiques.

Nos édiles sont myopes d’une façon incorrigible, n’ayant qu’une vision à court terme.

Ne nous attendons pas à un changement structurel mais le covid 19 a poussé son aiguille dans le derrière de tous ces « responsables », et une mesure phare a été adoptée : celle d’offrir un séjour d’agrément pour les détenus en compensation de la privation de certains services dont les visites, le préau, la bibliothèque. Du moins, c’est ce qu’on dit officiellement je précise.

Toutefois quelques informations fuitées me sont parvenues qui démentent formellement, cette entreprise philanthropique. En réalité, c'est toute la société qui est aux abois. Une grave crise économique se profile suite à la 3e vague de la pandémie. Il n'y a plus d'argent dans les caisses et comme toutes les fins de régime, on brûle les meubles du château pour prolonger son fonctionnement. En fait. L'état belge est en dépôt de bilan ; plus rien à attendre d'un monde qui se saborde.

Le mot d'ordre c'est : PARTEZ, partez avant de mourir de faim. Plus de personnel pour la maintenance de la prison, plus de psychologues, d'assistantes sociales. Les agents pénitentiaires font défection.

Les détenus partent par paquets de dix tous les jours en les intimant de n'en parler à personne…

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Par François Kousbroeck