En appui, les coudes sur le bord de la fenêtre,
Nos cœurs brisés, nos myocardes déchirés,
Je ne peux m’y résoudre, tu es partie à jamais,
Je reviendrai demain, scruter l’horizon « peut-être »…
Si dans mes promesses, je t’ai laissé
Le cœur chagrin, le cœur blessé
Si on se blesse dans le velours, ou d’aventures,
Si les caresses virent aux fractures,
Quand la tendresse, devient tristesse
Triste chant oui, le chant des messes.
Quand tu m’embrasses, que je m’en lasse,
Du temps qui passe, que l’on se casse,
Quand tu me prends, dans une impasse,
Que je les prends, en bons sentiments,
Oui tu m’ennuies, en sanglotant,
Alors je fuis, au grand galop,
Loin de nous-mêmes, passe le temps.
Si nos soupirs, font trop de bruits,
Quand tu combats, que je m’ébats,
Oui c’est parfois, dans d’autres draps,
Alors tu danses, comme une relance,
Car je n’y crois plus à ta présence
Si j’y crois trop, un navire entre au quai métro
Si tu souris, quand tu me dis,
Que tu crois bien, que c’est fini,
Des mots d’amour, en mots d’amour,
Tous les amours, se quittent un jour.
Des jours j’en rêve,
Voir qu’un jour, mais sans le dire,
Tu pourrais, me revenir,
Recommencer, une aventure,
Laisser jadis, en sépulture,
Le mortifère, de nos fractures,
De souvenirs en souvenirs,
Je n’ai pas su, garder le charme,
Et si la vie, m’apprend à vieillir,
Fondre en larmes, rendre les armes,
De déchirure en déchirure,
Puisqu’un jour, lâchent les coutures,
De tristes amours, en tristes amours,
Les fractures ouvrent les horizons,
Celle-là qui virent, dans les prisons,
Quand la passion, vire aux raisons,
Dis pourquoi toi, tu partirais,
Et pourquoi moi, je reste là,
Comme un amour, mais sans passion.
Puisque aimer est sans amour,
Tout ce qui luit comme en plein jour,
Toutes ces promesses, oui mon amour,
Finissent maintenant en contre-jour,
Si dans nos yeux, triste du temps,
Ne coulent plus, que testaments,
De triste dieux en triste dieux,
Des mots d’amours, en mots d’adieux.
De désespoir en désespoir,
Je continuerai à y croire,
Qu’un quai de Seine, qu’un quai de garde,
Un jour nous pourrions, nous y revoir.
Si tu m’injures, moi je te jure,
Que d’aventures, on se parjure,
Ces mots jurés, fallait oser,
Le temps qui passe, oui la passion,
Aimer d’amour, ne peut durer,
Vois ce n’est plus assez, que de t’aimer,
Il faut juste voir, se terminer.
S’il faut juste se finir, pouvoir enfin redevenir,
Si ce n’est plus assez, que de tenir,
À bout de bras, des bouts croisés, en bouts de bois,
Ou s’il faut mettre, sur des crois, comme l’unique impérieuses,
Oui deux autres étoiles, haut dans les cieux,
Les conquérir, ou peut-être juste, mettre les voiles.
Et de s’avoir s’avouer vaincu,
Jamais ne lâcher, même si perdu,
S’il faut se battre, s’il faut combattre,
Alors oui, ils peuvent bien m’abattre,
De triste amour, en triste amour,
Si tu t’arrêtais, au premier carrefour,
Et si un matin, un quai de gare,
Si tu décidais, d’aller voir,
Vers d’autres rives, d’autres dérives,
Si jamais, tu décidais de suivre,
Un autre vent, un autre ailleurs,
Pour aller faire battre d’autres cœurs,
De nos amours, restera alors,
Juste l’empreinte de nos fractures.
On fait les comptes, et puis un jour,
On se rend compte, de révérence en révérence,
Qu’on a perdu, jusqu’à l’insolence,
Qu’un jour oui, nos différences,
Font de l’amour, l’indifférence,
Si je ne peux plus te garder,
Près de moi, oui, c’est décidé,
Toi de devras, oui, au loin de moi,
Toi tu devras, alors t’en aller,
Quand on n’aime plus, que le souvenir,
Il ne reste plus que partir,
Un mot d’amour, contre un empire,
Vers d’autres terres, vers d’autres guerres,
Pour aller brûler, ta lumière,
Pour aimer l’autre, lui dire adieu,
Alors il faut s’aimer pour deux,
Et pour aimer, ce n’est pas se voir vieillir,
C’est le talent de s’accepter, sans jamais se voir adultes,
Et laisser, s’envoler au loin, tous nos amours fracturés,
Pour qu’il aille battre, d’autres tambours ;
De larme en larme, on se désarme,
Quand on ne sait plus, garder le charme,
Mon amour, je ne peux plus que te dire,
Comment t’aimer, me fait souffrir,
Si on croit bien, qu’il faut partir,
Je t’en prie amour, gardons le sourire,
Se dire que demain, qui sait,
Comme de tristes navires à quai,
Qui sait après s’être oubliés,
Qui sait après, toutes les fractures effacées,
Nous pourrions nous re-rencontrer.
Drihâne Nedrev
