Voici l’histoire très spéciale d’un petit moineau et de sa maman.
La maman du petit moineau ne connaissaient pas sa famille, elle était tombée de son nid très tôt et elle avait été placée dans un autre nid d’accueil. Mais ce demier n’était pas trés douillet et on n’y ressentait pas beaucoup d’amour. La maman du petit moineau cherchait à s’échapper de ce calvaire. Elle voulait trouver de la chaleur, de l’amour, de !’affection et se sentit mieux.
Elle fut aidée par « le Service de Protection des Oiseaux ». Ils l’envoyèrent dans un endroit avec plein d’oiseaux très différents les uns des autres, ce n’était pas facile mais la maman du petit moineau se sentait quand même mieux. Il faisait bon vivre, on s’occupait d’elle, sans violence ni abus. Elle s’était fait des amis, etc. Le temps passait et la maman du petit moineau se rendait compte qu’il lui manquait quelque chose.
Mais qu’est-ce que cela pouvait bien-être ?
Dès qu’elle fut adulte, la maman du petit moineau partit a la recherche de ce qui lui manquait. En chemin, elle rencontra plusieurs sorte d’oiseaux. Certains étaient gentils, et d’autres très méchant et violent. Elle se rendit compte que ce qu’il lui manquait, c’était de recevoir de l’amour, de l’affection, de la gentillesse et de fonder une famille. Un jour, elle rencontrât un amoureux et se joint a son nid. Mais ce n’était pas facile de faire confiance ou de trouver sa place quand on a jamais eu de nid à soi. Après quelques temps, les choses étaient devenues trop difficiles, car les relations n’était pas correct. Elle quitta donc le nid. Elle se dit alors qu’il était peut-être temps d’essayer de construire sa propre famille.
Plus tard, elle rencontra deux oiseaux avec qui elle tenta de construire un nid. Avec chacun d’eux, elle donna naissance à un petit moineau, mais ce n’était pas facile. Elle ne se sentait pas prête pour être une maman oiseau et encore moins pour construire son nid. Elle n’avait jamais eu de modèle, n’avait jamais appris à s’occuper des petits moineaux et elle était perdue. Effrayée, elle s’enfuit et laissa les deux petits moineaux avec leurs papa. Ce fut un moment très difficile, la maman moineau n’arrivait plus à être heureuse, ce qu’elle n’avait jamais été d’ailleurs, vu les nombreux abus de sa famille d’accueil, pendant son enfance. Elle commençait a sombrer et a faire de nombreuses bétises. Elle sombra dans l’alcool, la drogue, la prostitution.
Le temps passait et la maman moineau n’arrivait pas à remonter la pente. Elle se sentait seule, perdue, la vie avait perdu ses couleurs, qu’elle avait rarement connus et elle ne parvenait plus a avancer. Puis un jour, elle fit la connaissance d’un nouvel oiseau, le coucou. Lui aussi était tout abîmé et avait perdu pas mal de plumes. Ils t’entaient de construire leur nid et de s’aider mutuellement, mais c’était compliqué. La vie de la maman moineau à cette période ressemblaient un peu à des montagne russes qui partait dans tous les sens. La maman rencontra encore un autre oiseau, une pie cette fois, elle espérait qu’avec lui, que la vie reprendrait de ses couleurs mais ce n’était pas si facile, lui aussi avait un tas de problème et d’addictions.
À croire que sa vie était vouer a rencontrer des oiseaux que la vie n’avait pas épargner. Elle commençait a désespérer de trouver enfin le bonheur et de pouvoir construire un nid pour de bon !
Un jour, elle découvrit qu’elle était enceinte d’un nouveau petit moineau. Elle eu très peur ! elle avait déjà du laisser deux petits moineaux auparavant et ne savait pas comment elle allait faire. Elle ne se sentait pas capable de devenir une maman moineau digne de ce nom. Et puis c’est quoi d’ailleurs être une bonne maman ? Et puis qui était le papa du petit moineau ? Le coucou ou la pie ? Est-ce qu’il pourraient être de bons papas pour ce petit moineau à venir ? La maman moineau était perdue.
Les émotions de la maman étaient toutes mélangées. Elle était heureuse de l’arrivée du petit moineau mais aussi trés inquiète. Elle ne voulait pas reproduire ce qu’elle avait vécue. De plus, elle n’allait pas bien et ne prenait pas soins d’elle (alcool, drogues, médicaments, etc). Elle avait peut que le petit moineau vient au monde bien plus tôt que prévu. C’était un petit moineau multicolore, il était si petit et si mignon. C’était la première fois depuis longtemps que la maman moineau voyait a nouveau des couleurs dans sa vie. Son cœur battait trés fort, elle l’aimait déja tellement mais il avait l’air si fragile du a sa naissance prématuré.
Le petit moineau dû rester longtemps dans un endroit ou l’on répare les petits oiseaux et où on les aide à bien grandir. Durant cette période, la maman du petit moineau compris que pour l’aider à aller mieux, elle allait devoir prendre soin d’elle. Elle se fit alors aider dans un endroit où l’on soigne les mamans et ce tout en continuant d’aller voir son petit moineau tous les jours.
Petit à petit, ils commencèrent à aller mieux. Au vu de leurs fragilités et de leur histoire difficile, beaucoup d’oiseaux continuaient à les soutenir. Il y avait le hibou, c’était le chef du service de protection des oiseaux, il surveillait que le petit moineau et sa maman continuent à bien évoluer. I y avait aussi le pivert, qui aidait le petit moineau à avancer tout seul et qui lui apprenait a voler et pour finir, la maison maternelle où de nombreuses poules prenaient soins du petit moineau et de sa maman au quotidien. La maman du petit moineau faisait beaucoup d’efforts mais ce n’était pas toujours facile.
Plus tard, avec l’aide des poules, le petit moineau et sa maman trouvèrent leur propre nid. C’était petit mais c’était chez eux. Au début les chose se passaient bien mais assez vite, tout a basculé. Le petit moineau et sa maman ont d’abord vécu avec le coucou, le papa de cœur du petit moineau. Ce n’était pas facile pour le petit moineau de s’y retrouver. Il continuaient de se demander mais c’est quoi un papa ? Et pourquoi moi j’en ai deux ? Il était un peu perdu. En plus, ces drôles d’oiseaux influençaient la maman du petit moineau et elle recommençait à faire des bétises.
Un jour, alors que le petit moineau était avec la pie, il y eut un grave accident. La maman appela le coucou au secours, elle craignait qu’il soit arrivé quelques chose de grave a son petit moineau. Ils foncèrent à l’hôpital des oiseaux. Tout le monde étaient très inquiet. Le hibou, qui se doit de protéger les enfants, n’était pas content du tout ! Il expliqua à la maman que ce n’éteit pas possible et qu’il fallait qu’elle ne fasse plus de bêtises et puisse protéger le petit moineau si elle voulait qu’ils restent ensemble.
La maman du petit moineau ne comprenait pas bien. « comment ça si je veux qu’on reste ensemble ? » Alors le hibou expliqua : « dans notre société les petits oiseaux sont très importants, on n’accepte pas qu’ils soient mis en danger. Pour l’instant, je ne vous fais plus confiance pour prendre soins de votre petit moineau et je vais vous demander de travailler sur votre rôle de maman avant de vous autoriser à revivre ensemble ».
« Mais ou va vivre mon petit moineau ? » demanda la maman. Le hibou répondit « je vais demander qu’il aille dans un autre nid, qu’une famille de tourterelles s’occupe de lui le temps de vous reprendre en main et que vous reconstruisiez un nid pour qu’il grandisse en sécurité ».
La maman ne comprenait pas, elle hurla « mais ce n’est pas possible! c’est mon fils, je l’aime. Que vais-je dire a mon petit moineau ? Il va croire que je l’abandonne et il va m’en vouloir ». Elle ne savait pas quoi faire. Rentrez chez elle sans son petit moineau lui semblait tellement douloureux et d’un autre côté elle comprenait le hibou et ses inquiétudes. La maman se mit a pleurer. Elle resta longtemps à l’hôpital des oiseaux. « Je dois changer, arrêter les bêtises, la drogues, l’alcool et avancer même si cela va être difficile.
Je dois continuer à construire un nid solide pour récupérer mon petit moineau ! ».
Durant plusieurs mois, la maman alla d’abord voir son petit moineau à l’hôpital avec le coucou. Elle avait fait sortir la pie de sa vie, il amenait trop de problèmes. La maman ne ratait aucune visite, dès qu’elle y était autorisée, elle allait voir le petit moineau. C’était très dur pour eux deux, la maman était à la fois heureuse et triste car elle ne pouvait pas rester avec son petit moineau. Et le petit moineau était a la fois content de voir sa maman mais aussi trés en colère car il se sentait abandonné par elle. Ce fut une période très difficile pour tous les deux.
Plus tard, le hibou expliqua au petit moineau qu’il allait vivre pendant quelques temps chez la famille des tourterelles, le temps que ça aille mieux. Ce fut un peu étrange pour le petit moineau, il se je sentait plutôt bien là-bas mais sa maman lui manquai. Et il se disait “mais si je dis à maman que suis bien, elle risque d’être triste, je ne dois pas trop lui montrer”. Du coup, ce n’était pas facile pour lui, il ne savait plus ce qu’il y avait au fond de son petit cœur et il disait ce qu’il pensait qu’on attendait de lui. Il passait du bon temps avec les tourterelles, elle étaient calme, aimante et faisait plein d’activités, mais ça restait pour lui un peu étrange. Il se réjouissait de retourner chez sa maman et en même temps pleins d’émotions de peur, de tristesse et de colère l’habitaient. Il avait l’impression d’être fâché sur la terre entière, il se sentait seul et perdu.
Pendant cette période, la maman du petit moineau avait décidé de reprendre sa vie en main. Elle arrêta les bétises et rencontra un nouvel oiseau, le perroquet, qui l’aida à remonter la pente. Il la soutenait dans différentes choses et savait qu’elle faisait tout son possible pour récupérer son petit moineau.
La maman du petit moineau était aussi aider par un service qui s’occupe des parents dont les petits
moineau sont placés en famille d’accueil. Il faisait le lien entre la maman du petit moineau, le petit moineau et la famille maternelle qui l’hébergeait. Ce n’était pas facile pour la maman du petit moineau mais elle ne disait rien car elle voulait récupérer son fils le plus vite possible. Elle était pourtant remplie d’émotions difficiles et se posait beaucoup de questions : « et si mon petit moineau ne m’aimait plus ? », « et s’il préférait sa nouvelle famille 2″, “Et si le hibou n’acceptait jamais que je récupère mon fils ? », etc.
C’est aussi a ce moment-là que la maman du petit moineau renoua contact avec sa première fille et c’est ainsi que la sœur du petit moineau revient chez elle. C’était compliqué car elles n’avaient jamais vraiment vécue ensemble, elles ne se comprenaient pas toujours et la maman du petit moineau était en train de mettre toute son énergie pour récupérer son fils. Cela créait parfois beaucoup de réflexions, de tensions et de disputes.
Le temps passa et le petit moineau continua à grandir dans la famille des tourterelles pendant toute une année. Et puis un jour, le hibou décida que la maman du petit moineau était prête et capable de s’occuper a nouveau de son fils. Le hibou proposa qu’il rentre à la maison et qu’un nouveau service les accompagne dans cette transition. Ce fut un moment merveilleux et en même temps très effrayant ! Le petit moineau et sa maman était très contents mais ils vivaient aussi des émotions toutes mélangées. En effet, le petit moineau bien qu’il soit très heureux de retrouver sa maman ne se sentait pas tout à fait prêt à lui refaire totalement confiance. Comment pouvait-il savoir si elle avait vraiment changé ? Il testait beaucoup la relation pour voir comment sa maman réagissait. Il disait parfois « moi maintenant je m’occupe de moi tout seul comme un grand » et il essayait de prendre le rôle de « capitaine » qui était pourtant celui de la maman.
A d’autre moments, il ressentait le besoin de retrouver une place de tout petit bébé auprès de sa maman.
La maman du petit moineau essayait de gérer les émotions de son fils du mieux qu’elle pouvait mais ce n’était pas toujours facile.
Le petit moineau et la maman rencontrèrent aussi un nouveau service, les inséparables, toujours par deux.
Ils venaient voir la famille, ils étaient la pour les aider à gérer ce nouveau quotidien. IIs encourageaient la maman du petit moineau à comprendre pourquoi elle était passée par autant de haut et de bas mais surtout à réfléchir comment ne plus refaire les même erreurs. Ils rencontrèrent régulièrement le petit moineau pour voir comment il grandissait et réfléchir à ce dont il avait besoin pour essayer d’atténuer les séquelles du passé.
La maman du petit moineau pouvait aussi compter sur l’aide de son ami le perroquet et sur sa fille pour gérer le petit moineau. D’ailleurs, ce dernier découvrait ce que c’était d’avoir une sœur et il se laissait chouchouter par elle. Plus tard, il y eu aussi la rencontre d’une autre sœur mais elle a disparue aussi vite qu’elle ne fut arrivée. Pareil pour le perroquet, il parti mais sans que le petit moineau ne comprenne vraiment pourquoi. Sa sœur aînée quittait elle aussi la maison a certain moments puis remontrait le bout de son bec. Le petit moineau ne posait pas de question sur ces drôles de départs, voire parfois de disparitions, car il ne voulait pas embêter ou rendre triste sa maman. Pourtant dans sa tête, il se demandait pourquoi tous ces gens qu’il aimait beaucoup l’avaient quitté. Il se demandait s’il avait fait quelques chose de mal.
Pendant un peu plus de deux année, les inséparables soutinrent la famille du petit moineau. Ils traversèrent avec elle différent chamboulements : le départ du perroquet, les hauts et les bas avec la grande sœur, la rencontre de la petit sœur qui ensuit disparut, les moments ou la maman du petit moineau allait bien, mais aussi ceux où elle se sentait plus fragile, etc. IIs discutèrent aussi avec le nouvel oiseau, la mouette, qui faisait partie de la vie du petit moineau et de sa maman.
La maman du petit moineau avait rencontré la mouette sur son lieu de travail. C’était un oiseau très gentil et rassurant. Il n’était pas comme les autres qu’elle avait connus auparavant. La maman trouvait qu’il pourrait être un bon partenaire pour s’occuper du petit moineau avec elle. Très vite, la mouette prit une place importante dans leur vie et ils firent de nombreuses activités ensemble. Le petit moineau comptait d’ailleurs fort sur la mouette pour le soutenir, l’aimer, le cajoler, l’aider et même lui raconter des histoires.
Mais un jour, la mouette avait fait une grosse bétise et elle devait s’éloigner pour un certain temps. Elle ce retrouva a la maison des punitions des oiseaux. « Aie aie aie, je connais la chanson », se dit le petit moineau.
En effet, il craignait que la mouette ne disparaisse à son tour ou parte sans revenir. Mais la mouette, de là ou elle était, réussit à le rassurer et a lui donner de ses nouvelles. « Je vais revenir, je t’aime beaucoup et je ne t’abandonne pas… », lui dit la mouette. En attendant son retour, le petit moineau pouvait de toute façon compter sur sa maman pour le réconforter et bien prendre soins de lui, même si la mouette lui manquait très fort.
Le long temps passé à travailler avec les inséparables permit & la maman du petit moineau de remonter plus facilement la pente dans les moments difficiles. Elle se rendait compte qu’elle et son fils fonctionnaient parfois de la même manière. IIs avaient tendance à faire comme si rien ne s’étaient passé et d’essayer d’oublier les moments difficiles de leur histoire. Malheureusement, la vie ne fonctionne pas comme cela. Le maman du petit moineau se rendait compte de l’importance de parler de tous les moments compliqués, d’accepter ses échec et ses faiblesse sans oublier les conséquences de toutes les ruptures qu’elles et son fils avaient vécu. En effet, de la première construction de son nid, en passant par les premiers papas oiseaux, le coucou, la pie, le perroquet, ses filles et bien d’autres personnes encore, la maman du petit moineau avaient vécu beaucoup de drame, de déception mais ils avaient tenu bon ensemble.
Je crois que c’est d’ailleurs ce qu’il faut retenir de cette histoire, ils avaient tenu bon ensemble ! En effet, la maman du petit moineau avaient bien évolué et elle reprenait le cours d’une vie normale. Elle aurait parfois souhaité oublier toute cette souffrances et ses moments compliqués qu’elle et son petit moineau avaient vécu. Elle comprenait tout doucement l’importance de laisser une petit trace des difficultés passées pour pouvoir vraiment avancer sans reproduire les mêmes erreurs. Elle avaient conscience des difficultés qu’elle rencontrerait encore, elle se sentait plus forte pour les affronter. Elle acceptait aussi la part de sa responsabilité des séquelles sur son petit moineau, et avait compris qu’elle n’était pas responsable de ce qu’elle avait subis dans son enfance.
Quant au petit moineau, même s’il grandissait un peu moins vite que les autres, il continuait à évoluer. Le fait que sa maman soit plus disponible permettait avec l’aide des inséparables, de mettre des choses en place pour l’aider à bien grandir et à bien avancer a l’école des petits oiseaux. En plus, il rencontrait de nouvelles personnes et s’autorisait à être lui-même notamment au club des petits canetons. Tous les oiseaux qui l’entouraient le décrivaient comme un petit moineau joyeux, drôle et adorable, même si pour lui, cela restait parfois effrayant de faire confiance aux autres. Il n’avait d’ailleurs souvent qu’un seul ami à la fois qu’il remplaçait parfois par un autre; comme si on pouvait être rapidement très important pour lui mais aussi rapidement disparaître de sa vie.
Néanmoins, la maman moineau savait que même si un jour les inséparable s’en allaient, ce ne serait pas une rupture mais un au revoir, qui permettrait à toutes les petites graines qu’ils avaient plantées de continuer a grandir. Elle espérait pouvoir apprendre cette leçon de vie a son fil. D’autres personnes croiseraient leur route et a présent, elle avaient un peu plus conscience qu’il était possible de faire confiance à l’autre et qu’il n’était pas forcément dangereux de parler de son histoire et de ses émotions.
au contraire, c’était peut-être de cette manière qu’on pouvait se souvenir d’événements passés
douloureux pour avancer dans une direction qui nous convient mieux. C’est ainsi, en tendant leurs ailes a d’autres oiseaux, en se laissant parfois porter mais aussi en posant parfois un cadre et des limites et en se rendant compte qu’on ne pouvait pas toujours s’en sortir tout seul, que le petit moineau et sa maman continuèrent à apprendre doucement, à voler de leurs propres ailes dans leur nid qu’ils avaient construit.
