
C’est un chemin qui pique, plein d’épines et d’orties,
De pierres et de tiques, j’en ai peur pour ma vie.
Voilà que je panique, au bord mon pas vacille…
Par un instant magique, je reprends mes esprits.
Le trèfle qui s’étale, sur ce chemin brumeux,
Répartit ses pétales, bravant le temps venteux.
Et le froid qui s’installe fait du marais vaseaux,
Un endroit idéal pour faire mes adieux.
Je me tiens à carreau, sans commettre d’impair.
Derrière des barreaux, c’est là que je me perds,
En espérant bientôt l’au-revoir de mes pairs,
Et quitter illico ce long et dur hiver.
Le chemin de mon coeur reste le seul à suivre.
Terminées les rancoeurs, il faut que je m’ennivre.
Dans un plaid de douceur, en lisant tous les livres.
Avec mon âme-soeur, enfin je pourrai vivre.
Ecrit par Frédéric Busschaert.
