Depuis la nuit des temps, j’ai toujours existé
Fait naturellement ou bien été crée
L’eau, son ruissellement m’ont de suite façonné
Et bien sûr l’être humain a su en profiter
Car en partant de A pour arriver à B
Il a tout d’suite compris ma grande utilité
Par delà les montagnes ou aux creux des vallées
Plein de péripéties je lui fais éviter
Les chevaux travaillaient sur « chemins de halage »
Moutons et vaches suivent celui du pâturage
Tout l’monde a emprunté le « chemin de l’école »
Pour sa scolarité ou même des heures de colle
Par un instinct inné ou alors par paresse
On peut le raccourcir pour conserver la liesse
Car il est judicieux lors d’une grosse averse
De choisir et de prendre un « chemin de traverse »
Dans le conservatoire où enseignait « Mireille »
Sur un des répertoires qu’elle écrivit la veille
Elle chanta pour nous de sa p’tite voix fluette
Que le « petit chemin » sentait bon la noisette
Et « Yves Montand » aussi avec « à byciclette »
Pour ne pas perdre face et pour compter Fleurette
Sur les « chemins de terre », ils ont connu l’enfer
Et que devant Paulette, pas mettre pied à terre
Et en 14-18, comme disait mon grand-père
Sur le « chemin des Dames » où ils ont tant souffert
Bravant le froid glacial, combattant l’ennemi fièr
Des frères sont tombés durant la grande guerre
Sinon, dans la fôret, pour être plus amusant
On peut voir récolter, et ce, « chemin faisant »
Ecrit par Eric Germain.
